Monsieur le Commandant de Romain Slocombe

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Monsieur le Commandant de Romain Slocombe

Message  Laetitiabibli le Ven 15 Jan - 13:23

(écrit par Monique)

Titre : Monsieur le Commandant
Auteur : Romain Slocombe
Référence : Audio 04163 (Daisy, 7 h 02 min)

De nationalité française, né en 1953, Romain Slocombe est écrivain, photographe, réalisateur, traducteur, illustrateur et auteur de bandes dessinées. Un de ses domaines de prédilection est le Japon. Ses œuvres, toujours très documentées sur le plan historique, relèvent le plus souvent du roman noir

Résumé : Écrivain et académicien dans le Paris de l'avant-guerre, Paul-Jean Husson s'est désormais retiré dans une petite ville de Normandie pour se consacrer à son œuvre, émaillée d'un antisémitisme " patriotique ". Lorsque la guerre éclate et que son fils Olivier rejoint la France libre, il prend en charge la protection de sa belle-fille, Ilse, une Allemande aux traits aryens et à la blondeur lumineuse. Sa beauté fait surgir en lui un éblouissement en contradiction avec toutes ses valeurs, car il découvre qu'Ilse est juive. Peu à peu, l'univers si confortable du grand écrivain pétainiste, modèle de bon bourgeois enfermé dans ses convictions, vacille. Les secrets de familles sortent comme autant de cadavres de leurs placards. Seule une lettre adressée au commandant de la Kreiskommandantur peut permettre à Husson de sauver la face. Le livre est cette lettre de délation imaginée par Romain Slocombe.

Je crois qu’il faut le dire : ce livre laisse des traces. Quoi qu’on en pense, sa lecture une fois terminée, on y pense et on y repense. Cette longue lettre, écrite à la première personne par un intellectuel fasciste et antisémite, nous fait entrer dans sa pensée, dans son cœur. Ce livre est dérangeant car il nous fait entrer dans la pensée d’un homme « ordinaire », « bien-pensant », « installé », aux prises avec ses contradictions et quasiment contraint à la confession. Sachez-le : ce roman met mal à l’aise, est parfois difficilement supportable mais, à coup sûr, vous fera réfléchir.  

Page 34 : Mon fils partageait son temps entre l’Eure et la capitale, où il répétait avec l’orchestre, pendant que sa femme devenait notre invitée permanente à Andigny.
Mon Dieu, que de souvenirs de ce bel été ! A la fin du mois de juin, nous louâmes à trouville pour dix jours le chalet Haset, ce petit chef-d’œuvre de l’architecture 1900. Après les courses et le Grand Prix de Paris, la saison commençait juste, la foule envahissait les Planches et la Jetée promenade, tout ce que Paris et l’étranger comptent de notabilités dans les arts, la noblesse, la finance, la politique, paraissait s’être donné rendez-vous sur la Côte normande en un assaut d’élégance où ce monde se coudoyait, se mêlait, emporté par un même tourbillon. Les troubles récents – la nuit du 6 février, « l’instinctive et magnifique révolte, la nuit de sacrifice » que salua en ces termes Robert Brasillach et qui avait ébranlé la Putain républicaine, et les rassemblements bolchevistes de sic jours plus tard – nous paraissaient oubliés, au moins le temps de la belle saison

Référence : Audio 04163 (Daisy, 7 h 02 min)
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Laetitiabibli
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